Posté par Pierre Brian Imart le 2017-04-25 dans

Tourisme durable : pas tant un défi que ça

Avez-vous déjà vu des plages bondées d’autant de touristes que de packs de bières vides et mégots de cigarettes ? Vous vous êtes déjà dits « que faire? » mais résoudre les problèmes environnementaux liés au tourisme est quelque chose que les touristes ne veulent pas faire, alors vous roulez des yeux, haussez les épaules et vous dites que vous recyclerez mieux l’année prochaine pour faire bonne conscience. Il s’avère qu’il y a un truc qui s’appelle le Tourisme durable, et c’est pas si difficile que ça, voir vous en avez sûrement déjà fait.

Qu’est-ce que le tourisme durable?

Le tourisme durable est à peu près la même chose que le tourisme sauf qu’il inclut un impact positif sur l’environnement, la société et l’économie de l’endroit que vous visitez. Le tourisme durable englobe le transport primaire, l’emplacement général, le transport sur place, l’hébergement, le divertissement, les loisirs, la nourriture, les sorties et les achats. Il existe maintenant un consensus général sur le fait que le développement du tourisme devrait être durable. Cependant, le fait de le pratiquer ou non reste un objet de débat.

Sans voyage, il n’y a pas de tourisme, le concept de tourisme durable est donc étroitement lié à un concept de mobilité durable. Deux considérations pertinentes sont la dépendance du tourisme à l’égard des combustibles fossiles et l’effet du tourisme sur le changement climatique. 72% des émissions de CO2 du tourisme proviennent du transport, 24% du logement et 4% des activités.

7 conseils pour devenir un touriste plus durable

  1. L’aviation. Elle représente 40% des émissions de CO2 liées au tourisme (ou 55% des émissions de transport) donc le choix de destination est le facteur écologique le plus important. Choisir d’aller de l’autre côté du monde peut sembler beaucoup plus excitant que d’aller au pays à côté, mais vous pourriez être surpris de ce que les pays voisins ont à offrir. Si vous habitez en Europe, vous ne pouvez pas vous plaindre des îles et destinations proches: la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou encore la Croatie offrent toutes les plages paradisiaques dont vous pourriez souhaiter. Si vous habitez en Amérique du Nord, vous pouvez faire du surf aux États-Unis, au Mexique et dans toute l’Amérique centrale, sans compter que vous pourriez également aller au nord et visiter les paysages spéctaculaires du Canada, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin sur le site web du gouvernement canadien. Si, contrairement à la plupart des adeptes de ce blog, vous êtes d’un autre continent que ces 2, certaines destinations proches peuvent être beaucoup plus attrayantes que vous le pensez.
  2. L’hébergement. Une fois arrivé à destination, il sera préférable que vous restiez dans la maison d’un établissement local que vous trouverez habituellement dans les guides de voyage, dans la même lignée que les Casa Particular cubaines. Certains réseaux sociaux (Couchsurfing ou Airbnb) peuvent vous faciliter la tâche et vous mettre en lien avec les habitants locaux et vous aider à économiser de l’argent sur les prix des hôtels excessivement chers. De cette façon, vous aidez la communauté locale à se développer et vous obtenez des conseils utiles sur les lieux à visiter, où manger, sortir… ce qui nous amène à la prochaine astuce.
  3. Mangez différemment. Manger local est synonyme d’une alimentation différente. En excluant les spécialités, essayez d’éviter le comfort food, ce sera probablement plus coûteux, industriel et déficient en nutriments. De plus, vous aurez largement le temps de manger e la nourriture rapide à la maison.
  4. À la locale. Au lieu de googler des travel-hacks, bars pas chers, ou utiliser les coupons de l’hôtel, assurez-vous de demander aux habitants sur place où ils vont boire une verre et se détendre, car après tout, vous êtes en vacances. Une fois que vous avez trouvé votre bar local, vous pouvez demander aux employés de vous recommander des activités, comment se déplacer via les transports en commun afin d’éviter des courses en taxi eco-irresponsables.
  5. Perdez-vous. Voyager est tout d’abord une question de déconnexion, débrancher le cerveau et s’ouvrir au nouveau. Outre l’alcool, il existe d’autres façons d’y parvenir. L’utilisation d’un guide de voyage peut s’avérer très utile pour suivre vos plans, mais parfois il faut se perdre dans la rue et vous balader un peu. Si vous êtes chanceux, vous pouvez vous retrouver dans des situations des plus inattendues et dans le pire des cas, vous dépenserez quelques dollars chez un joyeux restorateur local au milieu de nulle part.
  6. Ne gaspillez pas, ne polluez pas. C’est évident, mais c’est souvent oublié. Laisser des sacs en plastique, des paquets de cigarettes et des boîtes de bière derrière détruira l’environnement, énervera les locaux et rendra le lieu moins agréable pour les autres touristes, ce qui peut être leur source principale de revenus.
  7. Souriez, vous êtes filmés. Il n’y a rien de pire qu’un touriste ivre et frustré qui s’énerve après avoir été mal compris par une serveuse. Si vous un accent prononcé, essayez de l’attenuer et restez tolérants envers les serveurs, car après tout, ils veulent seulement faire leur travail correctement. S’amuser et sourire encourage les gens du coin a être accueillants, comme partout d’ailleurs. Et qui sait, vous pourriez même obtenir un rencard si vous êtes chanceux.

Le gouvernement australien, pollueur et pollueurs liés au tourisme, a fait en sorte que son ministère de l’Énergie établit un programme en 10 étapes pour le tourisme durable.

AUSTRALIE. Le département de l’énergie a établi un programme en 10 étapes en vue du tourisme durable.

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